Philippe Bélaval, le président des Monuments nationaux, rejoint le cabinet d’Emmanuel Macron

, Philippe Bélaval, le président des Monuments nationaux, rejoint le cabinet d’Emmanuel Macron
, Philippe Bélaval, le président des Monuments nationaux, rejoint le cabinet d’Emmanuel Macron
Philippe Bélaval, ici avec Emmanuel Macron lors de l’inauguration en 2021 de l’Hôtel de la Marine à Paris. Francois Mori / POOL / AFP

Le haut fonctionnaire, depuis 10 ans à la tête de l’institution, devient conseiller Culture de l’Élysée, poste qui était à pourvoir depuis la nomination de Rima Abdul Malak au gouvernement.

Après sept mois de vacances, le poste de conseiller Culturel d’Emmanuel Macron a enfin été pourvu. Selon le site Politico, qui a révélé l’information lundi matin, c’est Philippe Bélaval, actuel président du Centre des monuments nationaux et compagnon de route du président de la République, qui relèvera le gant, à partir du 23 janvier. Il remplacera Rima Abdul Malak, nommée ministre de la Culture, et avec qui il entretient de bonnes relations.

«Vous êtes un monument parmi nos monuments» s’était amusé Emmanuel Macron, en septembre dernier, lorsqu’il avait promu le haut fonctionnaire commandeur de la Légion d’honneur, depuis le grand salon de l’Hôtel de la Marine, à Paris. On ne saurait mieux dire. Âgé de 67 ans, Philippe Bélaval va achever sa carrière à l’Élysée, après avoir «bourlingué» dans les milieux culturels, sautant littéralement d’un poste à l’autre. Directeur général de l’Opéra de Paris en 1990, puis de la Bibliothèque nationale de France entre 1994 à 1998, il prend la tête des Archives de France, jusqu’en 2000. Passé ensuite par les cours administratives d’appel de Bordeaux, puis de Versailles, il devient directeur général des patrimoines, en 2010, avant de rejoindre, deux ans plus tard le Centre des monuments nationaux. Fort de ce parcours, Philippe Bélaval possède un solide réseau, une érudition certaine et du sens politique. Ce qui en fait un personnage bien en cour – il était régulièrement reçu au château par François Hollande, qui lui avait demandé un rapport sur l’avenir du Panthéon. Et Emmanuel Macron a pris l’habitude de le consulter sur le patrimoine ; les deux hommes partagent l’idée de monuments certes restaurés mais aussi générateurs d’emplois et de richesses.

À VOIR AUSSI – Emmanuel Macron porte plainte contre une médium pour injure publique

Sous l’«ère» Bélaval, le Centre des monuments, qui recouvre plus de 100 sites, dont le Mont Saint-Michel, la Sainte Chapelle, l’Hôtel de la Marine, les remparts de Carcassonne ou le château de Rambouillet, a d’ailleurs franchi un cap. Chaque année, 10 millions de visiteurs se rendent désormais dans les sites du CMN, lesquels se sont ouverts à l’art contemporain et à une programmation estivale de bon niveau.

Mais ce sont principalement trois monuments, l’Hôtel de la Marine, le Panthéon et le château de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, qui ont permis au président de la République de voir ce haut fonctionnaire à l’œuvre. En 2022, et après 5 ans de travaux, Philippe Bélaval a permis au Président d’inaugurer l’Hôtel de la Marine, à Paris, après avoir pensé un nouveau destin pour cet ancien garde-meuble royal que Nicolas Sarkozy voulait céder au secteur privé. Au Panthéon, monument républicain très prisé par Emmanuel Macron, Philippe Bélaval a mis en musique les panthéonisations de Simone Veil et de Joséphine Baker, ainsi que l’entrée de Maurice Genevoix et de Ceux de 14. Reste, devant lui, Villers-Cotterêts, destiné à devenir une cité de la Francophonie, après 150 millions d’euros de travaux. La Cité devrait être inaugurée avant l’été prochain, et constitue un pari – en tant que président du CMN Philippe Bélaval s’est arraché les cheveux pour trouver les moyens de la survie économique du site.

On ne connaît pas encore la feuille de route donnée par Emmanuel Macron à son nouveau conseiller, pour les 4 ans à venir, en dehors de la gestion de la réouverture de Notre-Dame de Paris, prévue en décembre 2024. Il n’est un mystère pour personne que Philippe Bélaval aurait aimé présider l’établissement public pour la restauration et la reconstruction de Notre-Dame, confiée au général Georgelin. Tous deux se retrouveront à l’Elysée et devront faire cause commune. Dans les années à venir, il n’est plus question de lancer de grands travaux, mais le président de la République voudra sans doute continuer à exister sur un terrain lui permettant d’aborder l’histoire de France et la question identitaire.

Cette chronique se veut reproduite de la manière la plus authentique qui soit. Si vous désirez apporter des modifications concernant le domaine de « Monuments historiques » vous avez la possibilité de d’échanger avec notre journaliste responsable. L’objectif de monuments-saintonge.com est de débattre de Monuments historiques en toute clarté en vous donnant la visibilité de tout ce qui est mis en ligne sur ce sujet sur le net monuments-saintonge.com vous communique cet article qui aborde le thème « Monuments historiques ». Consultez notre site monuments-saintonge.com et nos réseaux sociaux afin d’être informé des nouvelles publications.