Haute Saintonge : le souci de bien négocier la transition écologique

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Pour le président de la Communauté des communes, il est « urgent » de continuer à développer les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque. Et sur ce point, la Haute Saintonge n’est pas en retard. En effet, la puissance installée actuellement sur le territoire (toitures des particuliers, grandes toitures, parcs au sol) représente 81 MWh/an, sur 70 hectares. Rappelons que la consommation électrique globale de la Haute Saintonge est aujourd’hui d’environ 406 MWh/an. « C’est donc l’équivalent de 20 % de notre consommation. Si l’on ajoute les quatre parcs dont les permis de construire sont déposés, nous atteignons 37 %. Et avec les parcs potentiels de Clérac Sotrival et du Pôle mécanique, alors nous sommes à 55 % », détaille Claude Belot.

Les quatre parcs en question sont Le Fouilloux (17,4 MWh), Saint-Simon-de-Bordes (12,6 MWh), Guitinières (5,2 MWh) et Salignac-de-Mirambeau/Agudelle (34,5 MWh).

Une projection qui a semblé largement séduire les élus. « Autre élément important : lorsque nous signons un contrat de production photovoltaïque, le prix fixé au début reste identique, même dix ans après », a abondé Jacky Quesson, le maire de Saint-Genis-de-Saintonge.

Autoconsommation

Quelques réserves ont tout de même été émises par Emmanuel Festal, le maire de Chevanceaux : « Pour arriver à 55 % d’ici la fin du mandat, sur une politique 100 % photovoltaïque, on va consommer près de 200 hectares. Cela présente un défaut majeur : une consommation foncière importante. Sauf pour les projets accompagnés de pastoralisme ou d’agrivoltaïsme, ces surfaces vont être décomptées de notre future consommation foncière, notamment à visées résidentielle et économique ». Benoît Meugniot, le maire de Salignac-de-Mirambeau, est lui aussi partagé : « Il faut en effet développer le photovoltaïque sur nos propres bâtiments, à partir du moment où cela ne dénature pas l’environnement, mais le photovoltaïque au sol, ce n’est pas la même problématique car on ne fait pas d’autoconsommation. La solution reste le nucléaire. Avancer à marche forcée sur le photovoltaïque et l’éolien serait, à mon avis, une erreur ».

Pour Claude Belot : « Le territoire de la Haute Saintonge fait 183 000 ha. Si l’on prend 500 ha pour faire 500 MWh, on a alors la capacité de produire toute l’électricité que l’on consomme aujourd’hui. Je pense qu’il faut continuer dans cette voie ».

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